Les histoires courtes de Mélanie Fazi

Quand j’ai déménagé en francophonie, passer en librairie fut une des premières choses  à faire. Je découvrais la FNAC et sa taille impressionnante, la librairie Payot, les rayons bourrés de BD (ne rigolez pas, en Allemagne, il faut aller dans des magasins spécialisés pour espérer trouver autre chose que du manga, Marvel et Mickey Mouse) et livres en toute sorte. Des étages entiers ! Les yeux lumineux, j’étais encore convaincue de mettre la main sur de nouveaux livres fantasy d’auteurs francophones. Il s’agissait d’un rituel que je pratique depuis des années : aller en librairie fureter jusqu’à trouver le livre qui attire par son épaisseur, sa couverture, ou son résumé alléchant. Sauf qu’en bonne polyglotte, l’idée de lire une traduction ne me viendrait même pas à l’esprit. À quoi bon lire le trône de fer en français quand on maîtrise l’anglais ?

Cela n’a jamais posé un réel problème jusque là. Les auteurs alémaniques sont courants. Je ne vous dis donc pas ma surprise et mon désarroi en furetant les nouveautés en fantasy, sci-fi et fantastique à la FNAC pour réaliser que, diantre, ce sont que des traductions ! Tolkien ? Je l’avais lu en anglais, allemand et français à ce moment. Robin Hobb ? Pourquoi je lirais une traduction alors que l’auteur écrit un anglais à vous faire baver ? La roue du temps ? J’étais justement en train de les lire !

Depuis, en francophonie, mon défi devenait d’aller en librairie et de trouver parmi toutes les traductions des oeuvres francophones ! Défi qui s’avère plus ardu que prévu et qui a même mis dans l’embarras des libraires et employés de salons de livres, car évidemment j’avais déjà mis la main toute seule sur les plus connus qu’on me conseillait.

Une fois, ma quête a cependant trouvé écho auprès d’une libraire. Après une longue discussion sur le genre et les différences en éditions entre la francophonie et l’Allemagne, je suis repartie avec pas moins de cinq nouveaux auteurs dans la poche. Parmi eux, Mélanie Fazi avec son recueil de nouvelles “Serpentine”.

Oui, toute cette intro pour vous parler des recueils de nouvelles de Fazi, car entre-temps, je les ai dévalisés, les trois ! Ainsi que son roman, Arlis des Forins.

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Apprendre une langue : avant de commencer

On peut dire que les langues sont un peu mon dada. J’aime bien apprendre les langues, les découvrir, ou en parler. Ce blog existe dans le but d’entraîner mon français et mon anglais. Sur mon CV, mes compétences de langues sont mon atout le plus fort. Nombreux sont les gens qui me félicitent pour mon niveau, pour après insister sur leur propre incompétence dans la matière. D’autres me demandent régulièrement des avis, corrections, et autres. Une idée incongrue est née ma petite tête : plutôt que de répéter souvent les mêmes choses, pourquoi ne pas faire une série de notes sur l’apprentissage de langues ? Comment je procède, à quoi faire attention, etc. Si cela peut être utile, pourquoi pas après tout !

La catégorie “la langue au chat” contiendra tous les articles sur le sujet.

Donc j’espère que cela servira à quelques personnes. N’hésitez pas à donner votre avis, des suggestions, des sujets que vous voulez voir.

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Langues : “C’est trop bien écrit” et autres remarques des locuteurs natifs

J’évolue dans un entourage qui ne parle pas ma langue maternelle depuis environ une dizaine d’années. J’ai quitté mon pays natal à la fin du bac, et je n’y suis toujours pas retournée.

J’ai constaté une chose : en ce qui concerne la langue, on est toujours mal barré. N’importe le niveau, et n’importe l’effort, il y aura toujours une personne pour chercher à rabaisser. Consciemment ou inconsciemment. Même parfois avec toute la bonne volonté du monde.

Ma dernière expérience date d’il y a pas longtemps. On m’a rendu un papier avec le reproche “il est trop bien écrit”. Sous-entendu : pour une étudiante étrangère telle que je suis. Forcément, j’ai eu de l’aide, ou bien j’ai plagié. Ce n’est pas la première fois  qu’on me fait ce genre de remarque. En soit, en tant qu’étranger, on est toujours du mauvais côté.

Voici un petit résumé des diverses remarques pendant une dizaine d’années, regroupées en de grandes catégories.

Je le précise au cas où, mais il est évident que je ne mets pas tous les locuteurs natifs (qu’ils soient français, allemands, anglais ou autre) dans le même panier. J’ai rencontré des gens super, et si je ne suis pas retournée dans mon pays natal, je me plais bien ailleurs. Mais par moment… on en a gros ! comme le dirait Perceval.

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Le dernier train pour Busan

[Cet article contient des spoilers mineurs]

Je vais inaugurer ce blog avec une petite note sur un de mes films préférés de 2016 : Le dernier train pour Busan. Il s’agit d’un film d’horreur coréen. Plus précisément, il se classe dans les films de zombies.
Il faut savoir que je ne suis pas une grande amatrice des films de zombies (ou d’horreur) que j’ai pu voir dans le passé. J’ai beaucoup aimé Shawn of the Dead, et on m’a conseillé Fido que je n’ai pas encore eu le temps de voir. Mais sinon, j’ai surtout en souvenir de toujours voir la même chose, les mêmes zombies bêtes, et les mêmes protagonistes qui ne sont guère plus intelligents. Peut-être ne suis-je pas tombée sur les bons films. Qui sait ? Une amie m’a vivement conseillé Le dernier train pour Busan. Comme je fonctionne surtout du bouche à l’oreille, j’ai tenté l’expérience. Et je n’étais pas déçue !

Le résumé, tiré d’Allociné pour situer l’histoire : Un virus inconnu se répand en Corée du Sud, l’état d’urgence est décrété. Les passagers du train KTX se livrent à une lutte sans merci afin de survivre jusqu’à Busan, l’unique ville où ils seront en sécurité…

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